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SPF toute l'année : pourquoi c'est non négociable
Ingrédients & tendances · Kamar Ahajtan

SPF toute l'année : pourquoi c'est non négociable

28 juin 2026

Beaucoup de personnes associent encore la protection solaire aux seules journées ensoleillées d'été, en oubliant complètement ce geste le reste de l'année. C'est pourtant l'une des idées reçues les plus coûteuses pour la santé de la peau à long terme.

Cette confusion vient d'une mauvaise compréhension des rayons UV. Les UVB, responsables des coups de soleil visibles, varient effectivement beaucoup selon la saison et l'intensité du soleil. Les UVA, en revanche, restent présents à une intensité quasi constante toute l'année, traversent les nuages et même les vitres, ce qui signifie qu'une journée passée en intérieur près d'une fenêtre expose tout de même la peau à ces rayons.

Ce sont précisément les UVA qui sont responsables du photovieillissement cutané : apparition progressive de rides, de taches pigmentaires et perte d'élasticité au fil des années. Contrairement au coup de soleil, les effets du photovieillissement sont cumulatifs et souvent invisibles à court terme, ce qui explique pourquoi ce risque est si facilement sous-estimé.

Un écran solaire large spectre, qui protège à la fois des UVA et des UVB, appliqué chaque matin, reste à ce jour le geste anti-âge le plus documenté et le moins coûteux disponible, largement devant n'importe quel sérum ou crème anti-rides pris isolément.

L'un des freins fréquemment évoqués pour ne pas appliquer de SPF au quotidien reste la texture, jugée trop grasse ou trop blanche. Le marché a toutefois beaucoup évolué sur ce point ces dernières années, avec des fluides légers, des versions teintées qui remplacent la base de teint, ou des formules pensées spécifiquement pour peaux mates à foncées sans laisser de trace.

Le plus simple reste d'intégrer cette étape comme un geste automatique, au même titre que le brossage des dents : appliquée systématiquement en dernière étape de la routine du matin, la protection solaire devient vite un réflexe qui ne demande plus aucun effort de mémoire.

Il existe aussi une confusion fréquente entre les filtres solaires minéraux et chimiques. Les filtres minéraux (oxyde de zinc, dioxyde de titane) agissent en réfléchissant les rayons UV à la surface de la peau, avec une meilleure tolérance générale mais un risque plus élevé de laisser une trace blanche. Les filtres chimiques absorbent les UV et les transforment en chaleur, avec des textures généralement plus fluides mais une tolérance parfois moindre sur peau sensible. De nombreuses formules actuelles combinent les deux types pour cumuler leurs avantages respectifs.

L'indice SPF, quant à lui, ne mesure que la protection contre les UVB. La mention PA, suivie de plusieurs signes plus, indique le niveau de protection contre les UVA sur les produits d'origine asiatique, un repère complémentaire utile pour s'assurer d'une protection réellement large spectre plutôt que centrée uniquement sur le risque de coup de soleil.

Le choix de la texture mérite aussi d'être adapté à son type de peau plutôt qu'au hasard des promotions rencontrées en rayon. Les peaux grasses ou mixtes s'orientent généralement vers des fluides matifiants ou des gels légers, tandis que les peaux sèches tolèrent mieux des textures plus crémeuses qui apportent un confort supplémentaire. Les versions teintées, de plus en plus répandues, permettent de remplacer une base de teint tout en assurant la protection, un argument qui a beaucoup contribué à populariser l'usage quotidien du SPF chez les personnes qui trouvaient auparavant cette étape superflue.